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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5223 Le 06/03/2018 | Partager
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    Nous venons d’essuyer deux déconvenues sur le Sahara marocain: phosphates et poissons qui viennent s’ajouter aux fruits et légumes. Une affaire, allumée au Panama  contre un transport de phosphates de Phosboucraâ, n’a pas fonctionné.

    Le Maroc, c’est-à-dire nous tous, est attaqué selon la méthode du terrorisme: peu de moyens, peu d’investissements et gêne maximale. Les troupes ennemies se résument à quelques très bons juristes, plus une ou deux personnes passionnées dans autant d’ONG ciblées sur une seule question.

    Si les juristes coûtent cher, c’est nettement moins qu’une vraie troupe armée, qui de toutes les façons, n’aurait aucune chance face aux FAR. Quant aux passionnés, il semble que personne ne les paye, ce qui donne du relief à leurs convictions.

    Dans ces batailles judiciaires,  le Maroc se fait saucissonner, couper en deux morceaux exactement là où cela fait très, très mal. Ce qui était exactement le but du jeu. Avec un effet collatéral espéré: embêter les partenaires du Maroc, rendre les coûts plus élevés, les transactions plus pénibles parce que susceptibles d’ennuis juridiques.

    Pas besoin d’être grand clerc pour le comprendre. Alors que tout le monde savait qu’il risquait d’y avoir un gros pépin, pourquoi laisser le champ libre au Polisario et à ses amis pour commenter leur «victoire»?

    Là où la compréhension s’arrête, c’est quand on voit nos ministres. Il a fallu de fortes critiques publiques pour que le black-out cesse, que le sujet soit traité en Conseil et fasse enfin l’objet d’un maigre compte rendu. Compte rendu où le rédacteur laisse passer flou et contradictions: les citoyens marocains n’ont-ils aucun droit à l’information? Le malheur veut qu’il y a une explication à cette attitude, une explication encore pire que le mal: l’absence du chef de gouvernement, l’absence de coordination, entre les partis de la coalition mais aussi entre les ministres eux-mêmes.

    Au lieu de censurer les  informations et de poursuivre les journalistes, on ferait mieux de s’occuper de la Maison Maroc.

     

     

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