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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

    La rentrée verra peut-être un dénouement du grave problème des cinq compagnies d'assurances placées sous administration provisoire.
    Les anciens administrateurs peuvent jusqu'en septembre apporter les fonds nécessaires au redressement de leur compagnie.
    A défaut, force sera de prononcer la liquidation.
    L'opportunité d'apporter des capitaux avait déjà été proposée aux anciens administrateurs, sans grand résultat concret.
    Evidemment, chacun d'entre eux essaye maintenant de mettre sur le compte de l'administration provisoire l'état de sa compagnie. C'est faire bon marché de la situation qui a justifié en son temps la mise sous administration provisoire. Seule la CADA aurait justifié discussion.
    Cette affaire des assurances restera exemplaire.

    Elle stigmatise les liaisons incestueuses que pouvaient entretenir le monde politique et les milieux affairistes, liaisons que personne ne veut voir revenir aujourd'hui, sous aucun prétexte. De plus, l'opinion réclame des sanctions et fustige les cas de demi-mesures qui se rencontrent encore.
    C'est ainsi que l'arrêt inexpliqué des procédures judiciaires à l'encontre des anciens administrateurs des compagnies est aujourd'hui regardé comme le signe que la volonté d'assainissement n'est pas aussi ferme qu'on le dit.
    L'autre leçon des assurances, qui coûtera entre 4 et 6 milliards de DH aux contribuables et aux assurés, est que l'administration a un rôle capital dans le respect des lois du marché.
    L'Etat ne disparaît pas avec le libéralisme; au contraire, il doit devenir plus fort, mais pas sur les mêmes points.
    S'il intervient moins comme acteur, son rôle de régulateur demeure. Il appartient à l'Etat de veiller à ce que les règles du jeu soient scrupuleusement respectées.

    Abdelmounaïm DILAMI


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