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    Par L'Economiste| Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager

    Pour faire face au déficit budgétaire, Bank Al-Maghrib accorde au Trésor une avance de 6 milliards de Dirhams.

    Les grands équilibres financiers sont à nouveau directement menacés.

    Cette fois la sanction des dérapages du début de l'année 1994 et des reliquats antérieurs aura été rapide. L'avance conventionnelle de 6 milliards de DH de la Banque centrale au Trésor est le signe de l'urgence. Les autorités monétaires, Bank Al-Maghrib et Ministère des Finances, n'ont pas cherché à les maquiller en retards de paiements des marchés publics, ou en arriérés de consommation.

    La procédure de l'avance a été respectée, même si les communiqués officiels n'ont pas évoqué la condition du redressement du déficit budgétaire. C'est la condition centrale de l'opération: elle doit à la fois nous rassurer sur le moyen terme et nous inquiéter sur le court terme.

    Sur le court terme, le ministre des Finances devra impérativement obtenir de ses services et de ses collègues un nouveau round d'économies, d'au moins un milliard de DH d'ici la rentrée.

    A défaut, la Banque centrale devra jouer le rôle qui est le sien et auquel elle ne doit pas se dérober sous peine d'hypothéquer l'avenir: Bank Al-Maghrib devra renchérir les taux d'intérêt. Elle n'a pas d'autres moyens que de faire payer à tous et tout de suite les fantaisies budgétaires des gouvernements de M. Karim Lamrani et les hésitations des gouvernements de M. Filali sur la nécessité de l'extrême rigueur.

    L'heure n'est plus aux finasseries administratives, ni aux débats byzantins sur le bon ou le mauvais déficit budgétaire: notre appareil administratif, y compris et surtout celui des collectivités locales, nous coûte trop cher pour nos moyens réels.

    Abdelmounaïm DILAMI

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