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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:191 Le 03/08/1995 | Partager

    Le public marocain est habitué à travers les médias étrangers à suivre comme des jeux de cirque les luttes de clans et de partis en France, en Espagne et ailleurs
    Mais lorsqu'il s'agit du Maroc, il devient difficile de savoir ce qui se passe exactement. Actuellement, la plupart des partis politiques sont l'enjeu de luttes intestines qui sont quasiment des luttes de sérail, du moins elles en ont les caractéristiques: silencieuses et mortelles.
    Le public en est réduit à des conjectures. Ainsi, actuellement, la presse de l'USFP est l'enjeu d'une lutte d'hommes au sein de la direction de ce parti. Mais ni cette presse elle-même, ni la presse des autres partis ne jugent bon d'informer le public sur ce qui se passe.
    Pourtant, les lecteurs d'un journal ont des droits, dont celui notamment d'être informés sur le journal lui-même.

    En moins de deux semaines, le directeur de Ettihad Ichtiraki a été écarté et remplacé par Lyazghi, lequel a été écarté une semaine plus tard pour être remplacé par Abderrahmane Lyousfi. Il est difficile de faire croire que tout cela fait partie de la gestion quotidienne; pourtant nulle explication sérieuse n'a été avancée par les journaux de l'USFP eux-mêmes.
    Ces silences en disent long sur la perception que les politiques ont des journalistes professionnels. Pour les politiques, le citoyen marocain "n'a pas besoin de tout savoir parce qu'il n'est pas mûr pour comprendre". En réalité, les tenants de ce raisonnement projettent leur propre situation ouvertement; eux-mêmes ne sont pas mûrs pour assumer leur vécu politique.
    La notion de parti politique telle qu'elle est pratiquée au Maroc est étrangère au concept de parti tel que le définit la science politique moderne. Le parti politique au Maroc est en fait un fief féodal. Plus le Maroc se libéralise et plus cette conception devient anachronique et insupportable. Ne cherchons pas ailleurs les causes de la désaffection pour la politique.

    Abdelmounaïm DILAMI

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