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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    Les débats sur la Loi de Finances constituent un moment fort de la vie politique dans tous les pays démocratiques. Curieusement, au Maroc, cette année le projet de loi de Finances suscite très peu de commentaires et d'analyses du monde partisan. Les seuls commentaires et analyses présentés au public ont été réalisés par les publications indépendantes telles que L'Economiste et quelques autres confrères ainsi que certaines associations professionnelles, dont la C.G.E.M., la Chambre de Commerce, etc.

    Le monde politique semble décidément très discret, donnant la fâcheuse impression de se désintéresser de la gestion ou, pis encore, de considérer que les élections finies et les sièges occupés, il n'a plus rien à attendre de l'opinion publique. Les discussions parlementaires sont qualifiées de vives, intéressantes... mais, si l'on excepte le PPS, aucun parti ne prend la peine de développer devant le public ses propres points de vue.

    Le rapport que le monde politique marocain entretient avec l'opinion publique est un rapport primaire. Cette dernière n'est pas considérée compte un acteur actif ou alors seulement à l'occasion.

    En outre et manifestement, les parti s politiques conservent un penchant plus prononcé pour les slogans que pour les analyses argumentées. On dirait que la mobilisation pour les élections législatives les a épuisés. Pourtant, ils ne sont tout de même pas comme ces équipes d'amateurs. brillantes dans un match et navrantes pour le reste du tournoi.

    La société civile, quant à elle, a évolué : elle est devenue plus exigeante et parfaitement au fait des réalités. La Nature ayant horreur du vide, elle génère des voies et moyens de communication qui sont ses produits propres.

    Abdelmounaïm DILAMI

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