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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:77 Le 29/04/1993 | Partager

Le Conseil de Sécurité a enfin décidé de renforcer les sanctions contre la Serbie et le Monténégro. La Russie ayant levé son opposition, la Résolution 820 entre en application à compter du 27 avril 1993. Cependant, la mise en oeuvre des sanctions dépend de la coopération des Etats ayant effectivement des relations économiques et autres avec la Serbie et le Monténégro.

Le pouvoir de sanctions du Conseil de Sécurité a un vice fondamental: hormis la suspension et l'exclusion, l'exécution effective des sanctions revient aux Etats membres. Il en résulte que la charge de l'application des sanctions est inégalement répartie entre les Etats: ce ne sont pas toujours les plus enthousiastes à décréter les sanctions qui auront effectivement à les appliquer.

Dans le cas d'espèces, les plus concernés sont les Etats proches de l'ex-Yougoslavie: la nouvelle Macédoine, la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie. Ces Etats sont tenus d'appliquer les sanctions, mais il est quasiment certain qu'ils n'y mettront ni zèle, ni diligence. Or, les Serbes ont besoin de peu de temps pour achever leur programme de "purification ethnique".

Le Conseil de Sécurité a le pouvoir de décréter des sanctions militaires, les seules susceptibles d'empêcher les Serbes de jouir de leurs méfaits. Mais la mise en oeuvre de telles sanctions dépend des membres permanents. Ces derniers, si prompts à s'engager dans le Golfe et à faire respecter les zones d'exclusion en Irak, cherchent manifestement beaucoup plus à calmer leur propre opinion publique, révoltée par le génocide en cours, qu'à protéger les Bosniaques musulmans, qui ne présentent, pour les membres permanents, ni intérêt politique, ni intérêt stratégique.

Abdelmounaïm DILAMI

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