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Par L'Economiste| Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

Quelque 41 morts en une seule journée! La guerre civile fait rage en Algérie et ce, sous sa forme la plus abjecte: soldats du contingenté gorgés dans leur lit, chauffeurs de taxi, fonctionnaires, commerçants, simples passants... tous assassinés. Le terrorisme tue désormais tout ce qui n'est pas lui.

Le terrorisme n'est pas en soi une nouveauté. Dans les années 70, l'Italie, la RFA, le Japon et dans une moindre mesure, la France, ont eu à y faire face.

Mais la cible des Brigades et autre Armée Rouge fut principalement la destruction de leurs ennemis et accessoirement l'intimidation de la majorité silencieuse.

En revanche, les terroristes algériens livrent une guerre totale à l'Algérie, détruisant systématiquement leur propre société.

Pas très loin, en Egypte, des Nérons aux petits pieds ont décidé de mener le peuple égyptien à la ruine. Entraquant les étrangers, ils cherchent à détruire des pans entiers de l'économie de leur pays.

En Algérie comme en Egypte, leur objectif est le pouvoir mais sous une forme totalement pervertie, puisque le pouvoir est devenu une fin en soi, même s'il est évident que les intégristes, au bout de leur politique, ne pourraient plus trôner que sur des ruines.

Ce terrorisme à nos portes nous interpelle. Le sort du peuple algérien et du peuple égyptien ne peut nous laisser indifférents et la dérive menace tous les peuples musulmans. L'habillage religieux dont le terrorisme se pare ne fait plus illusion; l'Islam, même dans sa forme la plus militante, ne peut le reconnaître. En réalité, les racines idéologiques et stratégiques des terroristes sont tout autre. Ce sont les mêmes que celles du Sentier Lumineux et des Khmers Rouges.

Nous sommes en présence du fascisme sous sa forme la plus brutale, celle avec laquelle l'on ne peut pas et l'on ne doit pas composer.

Abdelmounaïm DILAMI

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