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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

Des élections honnêtes ne donnant prise à aucune contestation, tel est désormais l'objectif de tous. En effet, les prochaines échéances électorales marqueront la consécration définitive de la démocratie. Elles marqueront la fin de l'étape de la consolidation institutionnelle, commencée en 1965.

A cette époque, il était apparu clairement que les règles démocratiques en place ne pouvaient jouer leur rôle, faute d'un consensus sur les règles de base.

Depuis, toute l'action politique a tendu vers ce but fondamental: dégager peu à peu l'essentiel, sur lequel nous sommes tous unis, de ce qui est objet de l'enjeu politique et donc objet des alternances possibles.

Il faut noter que les partis politiques de la majorité et aussi et peut-être surtout de l'opposition ont contribué de manière fondamentale à cette tâche de consensualisation de l'essentiel.

Ainsi l'Institution Royale a pris, peu à peu, de la hauteur pour, au fur et à mesure que le consensus se consolide, se libérer de son rôle d'acteur politique et se consacrer à celui d'arbitre.

L'enjeu, l'objet de la concurrence politique est ainsi mieux cerné, les constantes étant définitivement dégagées.

Deux événements ont contribué à réussir ce passage à la démocratie: la libération du Sahara qui a permis au Maroc de mieux prendre conscience de son environnement international et les transformations qui ont bouleversé le monde ces dernières années.

La lutte des classes n'est plus de mise et tout gouvernement ne peut que s'inscrire dans l'aire démocratique et libérale. Les défiances que les uns pouvaient nourrir à l'égard des autres n'ont plus de raison d'être.

Désormais à notre époque, en dehors de l'intégrisme, c'est entre les différentes sensibilités de l'espace libéral que le débat se situe.

Du social démocrate au libéral pur et dur, c'est le choix laissé aux électeurs. Le débat devrait y gagner en sérénité.

L'ECONOMISTE

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