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    Par L'Economiste| Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    C'est une affaire entendue: le marché financier se libéralise et il continuera de le faire.

    Les pouvoirs publics en attendent une meilleure allocation des ressources sur le plan national, la préparation des agents économiques (banques ou non) au marché financier international et, incidemment, une baisse du coût de l'intermédiation financière.

    Personne ne critique fondamentalement ces objectifs.

    Par contre, là où les choses ne vont plus du tout, c'est qu'en dépit des remarquables compétences financières logées tant chez les banques que chez les entreprises, les voix qui s'élèvent pour s'inquiéter des incohérences ne soient pas écoutées des pouvoirs publics.

    Elles ne manquent pourtant pas ces incohérences.

    Peut-on, par exemple continuer à exiger de la CNCA des financements quasi-politiques de l'agriculture et réduire dans le même temps les ressources automatiques dont elle bénéficiait à travers les emplois obligatoires? Peut-on encore parler de stratégie du logement et même de logement social tant qu'en correspondance il n'y a pas de mécanisme fiable et sûr de financement? Peut-on parler de flux financiers libres lorsque l'on joue sur les dates d'encaissement des impôts et de paiements de marchés publics pour des questions de présentations de ratios aux institutions financières internationales?...

    Les pouvoirs publics sont fiers du redressement obtenu. Ils n'ont pas tort mais leur satisfaction envahit le champ du débat économique. L'analyse du passé empêche de se préoccuper de l'avenir immédiat qui doit impérativement régler les questions de cohérence.

    Ce ne sont pas là des questions marginales à la libéralisation. Loin s'en faut. Ce sont sur ces cas limites que se jouent la libéralisation et la capacité à prendre en charge les questions sociales sans retomber dans les errements des années 70.

    L'Economiste

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