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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:14 Le 30/01/1992 | Partager

LE redressement des finances publiques est le passage obligé, pour établir un marché transparent, tel que le veut le libéralisme.
Cependant, la démarche se fait selon des méthodes qui, elles, n'ont rien du libéralisme.
D'abord l'accroissement de la pression fiscale joue sur les entreprises organisées, modernes, les plus à mêmes, d'une part, de participer à l'effort social et, d'autre part, d'établir les courants efficaces d'insertion internationale. De plus, ceci se fait en lieu et place de la promesse d'élargir l'assiette fiscale pour abaisser les taux. Ensuite, dans la foulée de l'adhésion au GATT, est inventé le PFI qui contrevient directement à la volonté d'ouvrir l'économie nationale sur l'extérieur tout comme à l'objectif de d'améliorer l'allocation libre des ressources.

Toujours dans la même veine, la Cotisation minimale, impôt barbare, est imaginée, puis consciencieusement élargie, alors que la longue réforme fiscale entreprise en 1982 se mettait en place pour en finir avec les impôts barbares. Dans le même temps, au nom de l'équité fiscale et avec la promesse d'abaisser les taux, les privilèges des exonérations fiscales au travers des Codes d'investissements sont réduits, mais des conventions professionnelles viennent s'inscrire en contradiction directe avec l'équité tandis qu'une nouvelle prescription anticipée frappe durement les entreprises.
Pour corser le tout, est institué l'acompte provision-nel au moment où l'on démontre que la puissance créatrice du libéralisme est justement de récompenser les efforts.
Il a fallu plus de 10 ans pour désarmer les règlements commerciaux qui avaient, dans les années 60 et 70, amené la formation de déficits. Combien en faudrait-il pour redresser les distorsions qu'engendrent les mesures fiscales?

L'ECONOMISTE

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