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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:672 Le 31/12/1999 | Partager

Le capitalisme marocain sort lentement de son aspect villageois où tout le monde a des intérêts chez tout le monde. Le processus n'est pas fini mais il est en bonne voie. Il doit continuer, car il s'agit de décroiser des intérêts qui peuvent, en cas de difficultés, produire des catastrophes financières: les croisements d'intérêts émoussent les vigilances ou au contraire aiguisent des ambitions. Mais en tout état de cause, ils ne se situent pas dans la gestion performante. Si le Maroc ne veut pas avoir à gérer des risques sur le modèle thaïlandais, alors les décroisements doivent être menés à leur terme.
Mais les décroisements ont fait une victime: la Bourse. Il est vrai que celle-ci était chère et qu'elle devait forcément être corrigée, lentement ou brutalement. Il est vrai aussi que, durant l'année, elle a été victime d'attaques en règle qui ont cherché à la décrédibiliser. Mais elle a aussi eu à montrer son sérieux: elle a su parfaitement passer le terrible cap de la mort de SM Hassan II.

L'effet des décroisements est plus profond. En se décroisant, les groupes capitalistes effectuent un travail difficile. Les émotions des individus y sont un facteur de poids, même si l'émotion n'a rien à faire normalement avec la gestion. La gestion de ces décroisements pousse les acteurs vers des comportements où l'analyse de la valeur d'un titre passe au second plan. Il est à leurs yeux comme à ceux de la communauté financière plus important d'être bien compris des alliés et de gagner sur l'adversaire que de réaliser un simple acte de gestion de portefeuille. Aussi, tant que dure ce travail, la Bourse navigue-t-elle autour de la performance zéro. Il est impératif de lui redonner la profondeur qu'elle a un peu perdue à l'occasion des opérations de décroisement.
Le seul moyen de sortir de ce chenal, c'est d'amener de nouveaux titres à la Bourse.

Nadia SALAH
 

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