×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:618 Le 18/10/1999 | Partager

Au cours de ces toutes dernières années, plusieurs scandales ont été mis à jour, rapportés en détail par les journaux. Mais un seul est allé jusque devant les juges, celui des cantines scolaires. Et encore a-t-il fallu plusieurs années pour qu'un premier jugement soit rendu. Il reste encore les recours durant lesquels beaucoup de choses peuvent changer...
D'autres scandales ont fait l'objet de questions au Parlement. D'autres encore sont tombés dans les oubliettes. Tous ont été passés à la moulinette du sacro-saint "pas de vague".
Le gouvernement de M. Youssoufi s'était pourtant engagé à moraliser l'Administration et la vie publique. Son équipe a fait preuve de bonne volonté. Elle a fini par sortir la réforme des marchés publics qu'avaient préparée les gouvernements antérieurs. Elle a voulu, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, lancer la lutte contre la corruption.
Cela est bel et bon. Mais il y a en face ce terrible sentiment d'impunité pour des scandales arrivés sur la place publique, des scandales ayant parfois ému le Parlement, mais qui n'ont pas abouti sur le plan judiciaire.
C'est la crédibilité de l'action politique qui est ici mise en cause: bonne pour les discours, pas bonne pour l'action.
Mais il y a plus grave dans ces affaires.
Quand il est question de scandales concernant les fonds publics. D'abord chacun est concerné. Ensuite, l'inertie vaut la complicité. Certes, ce n'est pas vrai, mais c'est ainsi et seulement ainsi que l'opinion publique analyse l'inertie et l'impunité. La faute n'est plus seulement chez le corrompu et le prévaricateur. Elle s'étend jusqu'à celui qui peut, mais qui se tait et s'abstient.
La bonne volonté du départ est non seulement perdue, mais l'inaction est alors une faute politique.

Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc