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    Par L'Economiste| Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

    Après les diplômés chômeurs dans leur sac de couchage, les médecins dans leur blouse, voici les chauffeurs dans leur bus, qui bloquent un carrefour de Casablanca avec leurs véhicules.
    La rue est devenue le lieu idoine pour manifester son mécontentement. Certains y voient une consécration de la démocratie, car les manifestations sont une pratique courante dans les pays libres: à Paris, on défile de Bastille- Nation, stations de métro au nom symbolique, à Washington, on tourne devant la Maison Blanche.
    Au Maroc, le bon lieu semble "devant le Parlement"; comme ce n'est pas autorisé, il y a donc des risques de coups de gourdin.
    Mais si tant de catégories sociales y ont recours, il faut s'interroger sur les raisons. Car il y a de multiples circuits de contestation ouverts pour exprimer ses revendications, légitimes ou pas: syndicats, partis d'opposition, partis au gouvernement, associations, élus locaux, députés. Sont-ils toujours ouverts, représentatifs, efficaces à trouver des solutions, et sincères pour répondre qu'il n'y en a pas? Pas beaucoup, si l'on en juge par la multiplication des grèves maladroites et de ces manifestations de rues.
    Celles-ci sont une expression de mécontentement et une manière de solliciter le soutien moral du public, en comptant que les médias vont relayer.
    Quant aux autorités, elles refusent ces manifestations, car elles y voient un risque vers des dérives violentes et l'occupation illicite du domaine public.
    C'est peut-être vrai, sauf pour les chauffeurs de bus privés: en grève ils bloquent la circulation; quand ils travaillent, c'est pire.

    Khalid BELYAZID

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