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L'Edito

L’autorité de l’Etat

Par L'Economiste| Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager

C'est une déclaration particulièrement importante que le chef du gouvernement a faite à L’Economiste (voir notre rubrique De Bonnes Sources): il ne tolèrera plus les occupations sauvages des lieux de travail. Son gouvernement s’opposera fermement à ceux qui entravent la liberté du travail au Maroc, annonce-t-il. Cette déclaration était espérée car elle est essentielle.
Ce n’est pas la première fois que le Maroc vit un désordre social et politique de ce genre. L’installation de l’USFP au pouvoir en 1998 avait été accompagnée des mêmes troubles dans les relations de travail, davantage dans les entreprises modernes respectant les droits sociaux que dans les entreprises où les relations féodales étaient de mise. A cette époque ce n’était pas le Premier ministre qui avait sifflé la fin de la coûteuse démolition des outils de production, mais Ahmed Lahlimi-Alami, l’actuel Haut-commissaire au Plan. Immédiatement le gouvernement avait joint le geste à la parole en chassant et déférant devant la Justice les squatteurs et casseurs. En quelques semaines, le Maroc s’était remis au travail à peu près normalement. Mais tout le mandat d’El Youssoufi avait été à peine suffisant pour regagner la confiance des investisseurs locaux et internationaux.
Aujourd’hui, cela ira peut-être plus vite car le chef de gouvernement est par nature plus séducteur que son homologue socialiste. Il l’a montré sur TV5-RFI-Atlantic  Radio, dimanche dernier. Mais avant que la séduction fonctionne, il faudra que, sur le terrain, les représentants de l’Etat (donc un gouvernement), les élus (parmi eux les Pjdistes) prennent leurs responsabilités. Qu’ils les prennent sans peur, enfin, que la nouvelle majorité  les lâche en cours de route, ou pire continue d’alimenter  les suspicions à l’endroit des hauts fonctionnaires. C’est l’autorité de l’Etat qu’il faut rétablir. Maintenant, l’inexpérience n’est plus une excuse.

 

Nadia SALAH

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