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L'Edito

Intérêt

Par L'Economiste| Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager

La Cour des comptes lance un magnifique et explosif débat, celui de la gestion déléguée. Le dossier n’est jamais passé au tamis de l’évaluation publique, du moins pas sous cette ampleur, ou alors morcelé à l’occasion des contrôles de routine des communes. Après une longue et peu regardante période d’installation, la gestion déléguée ne peut plus échapper à un vrai débat sur ses défauts, car il y en a. Attention, il ne s’agit pas de projeter une fausse image : la gestion déléguée a été la réponse qu’il fallait à un moment donné. Elle est apparue comme étant la solution idéale après l’échec des politiques des villes, les désastres des régies publiques.  Au risque de battre en brèche leurs soubassements idylliques, ces orientations ne se sont pas justifiées par des impératifs d’amélioration des services publics seulement mais aussi parce qu’elles représentaient l’unique alternative pour des communes surendettées. Au fil des ans, les bilans sont ensuite devenus plus mitigés. Les expériences de gestion déléguée ont certes favorisé l’éclosion d’un tissu industriel qui a pu se positionner dans l’arrière- cour des nouveaux métiers de l’eau et de l’environnement, un peu moins sur le transport. Elles ont aussi fini par insuffler plus de proximité et moins de mépris de la clientèle (à ce titre, il n’est d’ailleurs pas certain que toutes les villes rêvent de «remunicipaliser» l’ensemble de leurs services publics.)
En contrepartie, la gestion déléguée a induit parfois de l’opacité, des marges exagérées, des interrogations sur les prix de transfert et pose inévitablement une question de fond: Comment faire en sorte que les communes aient les moyens juridiques pour négocier de bons contrats?
Pour ces dernières années, les arguments des entreprises délégatrices passent moins bien auprès des élus, mais visiblement pas assez, à en juger par la Cour des comptes. Ses recommandations sont autant de pistes pour améliorer la politique de la gestion déléguée dans le sens de l’intérêt général.

Mohamed Benabid

Mohamed Benabid

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