PATH :not loaded
×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Inorganisation

Par L'Economiste| Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

EN toute logique, la mobilisation syndicale du 1er Mai aurait dû être forte. Jamais la conjoncture n’a été aussi mauvaise: hausse des prix, deux incendies qui montrent le peu d’intérêt que l’on porte à la sécurité au travail, et des semaines de dialogue social où les syndicats ont largement tenu le devant de la scène médiatique.Pourtant, pas plus de monde que d’habitude chez les cinq principaux syndicats. En dépit de la conjoncture, l’UMT, l’UGTM (gouvernementale mais critique sur le dialogue social), la CDT, la FDT (toutes deux dans des positions ambiguës face au gouvernement et pratiquant la surenchère) et l’UNMT des Islamistes n’ont pas fait mieux que les années précédentes. Et, bien sûr, il n’y avait personne pour les dix-sept autres (oui, vous avez bien lu: 17 autres syndicats!) qui n’ont pas eu la force d’organiser un rassemblement. L’équipe d’Abbas El Fassi aura donc eu raison de choisir la stratégie du passage en force pour ses offres sociales, lesquelles ne sont d’ailleurs pas négligeables…, au point que l’on peut se demander si le gouvernement aura un jour l’argent de ses promesses.Dans le monde économique, une partie du patronat se réjouit de l’affaiblissement syndical et surtout que cela ait été bien visible ce 1er mai 2008, en dépit de la gravité de la conjoncture. Ces patrons-là ont bien tort.L’échec de la mobilisation ne fait pas disparaître les énormes lacunes de la sécurité au travail. Il ne fait pas disparaître les difficultés de la vie quand on ne gagne que le Smig ou moins. Il ne fait pas disparaître les hausses des prix. Tous ces problèmes demeurent, mal exprimés, mal conceptualisés, donc mal portés et mal pris en charge. C’est le terreau idéal pour les poussées de violences, sans but autre que de taper et casser… Poussées de violences que les forces de l’ordre devront réprimer en tapant et cassant aussi. Cette inorganisation sociale et politique n’est pas bonne pour le Maroc moderne.Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc