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    L'Edito

    Innumérisme

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
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    L'Ecole marocaine, ses éternelles turbulences et ses quêtes de sens. Au moment où le Maroc s’apprête à généraliser le préscolaire (voir en pages IV & V), comment ne pas s’arrêter sur un défi collatéral, l’enseignement des maths. En s’appuyant sur les données des enquêtes PISA – que le Maroc a eu jusque-là tort de snober –, l’OCDE  montre dans un rapport diffusé hier qu’il s’agit de combattre une forme d’illettrisme aux enjeux stratégiques. Depuis plusieurs années, les diagnostics lui ont même trouvé un nom, innumérisme. Dans ce chantier des maths, le plus inquiétant est de constater que l’asymétrie des chances entre le peloton de tête et les autres est profonde.  L’écart entre les 20% d’élèves très bons  et les 20% les plus faibles est de pratiquement deux années scolaires tandis qu’une minorité seulement arrive à appréhender les concepts fondamentaux!
    Pour y remédier,  la question de l’âge d’orientations est identifiée comme déterminant important tout autant que les processus précoces d’identification des élèves en difficulté ainsi que leur accompagnement. Ensuite, le changement des programmes à lui seul  ne pourra produire  d’effets s’il ne s’accompagne pas de la formation et de la mobilisation des enseignants. Ce qui manque aussi c’est une pédagogie de projets pour ouvrir les disciplines scientifiques sur le monde extérieur. La science a ses héros et il faut se mobiliser pour les faire aimer autant que les stars de foot. Des initiatives comme celle de l’Académie Hassan II des sciences, les soirées astronomiques organisées par plusieurs universités, ou encore L’Oréal qui prime la Marocaine co-découvreuse du boson de Higgs, Rajaâ Cherkaoui, vont dans ce sens. L’école peut-elle de la même manière continuer d’ignorer l’importance de l’informatique, qui interpelle toutes les disciplines,  du codage tout particulièrement, que beaucoup de pays commencent à inviter  dans les programmes scolaires dès le primaire. C’est cette équation à plusieurs inconnues que l’école doit négocier.

     

     

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