×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Information

Par L'Economiste| Edition N°:3503 Le 07/04/2011 | Partager

Les travaux pour la réforme du code de la presse de 2002 viennent enfin de reprendre.
Le Maroc, qui pendant des années était donné en exemple aux pays de la région en matière de liberté et de professionnalisme de ses médias, a vu sa situation remise en cause par des incidents en série, incidents qui n’auraient pas autant abîmé son image, s’il n’y avait eu ce code de 2002.
Il a effectivement donné des outils pour un recul certain. Il a aussi servi de toile de fond sur laquelle le profil du Maroc a été bien malmené. Comment peut-on en effet avoir une loi sur l’information plus répressive que le texte qui punit l’acte mortel d’un médecin ou la fraude meurtrière d’un architecte? Ce code de 2002 n’a pas le sens de la mesure. Mais a-t-il été efficace? Aujourd’hui, neuf ans après, cette hyper-répression à l’encontre d’une profession a-t-elle atteint son but qui était d’améliorer l’information, dissuader les fraudeurs…? Soyons sérieux!
En revanche, plusieurs fois par an, tout ce que le monde de l’information et de la communication compte d’ONG et d’institutions reconnues par l’ONU, condamne le Maroc pour cette loi scélérate. Une loi, qui plus est, peut servir à punir l’investigation et s’attache à décourager la professionnalisation. Difficile de faire pire.
Les discussions viennent donc de reprendre. L’espoir est permis.
Cependant, ne serait-il pas opportun de combler le recul du code de 2002 et de faire d’un coup deux pas en avant, en profitant du vent des réformes fondamentales?
En effet, rien n’interdit de poser les questions de fond pour enfin approcher le sujet de manière dynamique et démocratique: quelles sont les informations dont la société marocaine a besoin, comment les acquiert-elle, où et en quoi doit-on lui donner la garantie de les avoir?
Et puis, pourquoi pas mettre une toute petite ligne dans la Constitution sur le droit à l’information des gens?
 

Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc