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    L'Edito

    Inégalités

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5625 Le 30/10/2019 | Partager
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    Face aux inégalités, on sait les démocraties fragiles. Ce qui se passe au Chili avec les nouveaux heurts, en dépit du remaniement, ou au Liban, avec des manifestations qui persistent malgré l’annonce de démission du gouvernement, montre bien qu’il est extrêmement difficile d’anticiper le pire.

    Cependant, l’erreur serait de penser ce type de crises structurellement sans issue. Ce genre d’urgences interpelle avant tout la classe politique, comme le laisse sous-entendre «Capital et idéologie» de Thomas Piketty.

    Même si la dernière publication de l’économiste français alimente, depuis sa sortie en septembre, des sentiments mêlés, la partie de l’ouvrage qui risque de faire le plus débat ne se situe peut-être pas dans l’analyse des sources des inégalités et de leur incarnation idéologique. Elle se trouve plutôt dans celle qu’il fait de l’évolution de la structure des votants dans certains pays européens (France, Royaume-Uni) ou aux Etats-Unis.

    Si l’on s’en tient à cette lecture, la facture des inégalités a été le principal déterminant des réalignements politiques observés dans de nombreux pays. Avec des populations laissées pour compte par les partis traditionnels et qui vont nourrir les effets d’éviction vers les votes populistes ou radicaux.

    Derrière ce constat, presque tautologique, (d’autres travaux avant Piketty font ressortir cette orientation depuis au moins une trentaine d’années), pointe en réalité des priorités. Celles d’une nécessaire prise en main de ces laissés-pour-compte qui n’ont pu profiter, ni de l’ascenseur social des revenus, ni de celui de l’éducation.

    Et pour lesquels rien n’a été fait pour corriger la contrepartie inégalitaire de toute course au développement. C’est cette crise que l’actualité fait cruellement résonner.  Elle interpelle la classe politique, encore une fois, sur de nécessaires coups  de  volant.

     

     

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