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L'Edito

Inclusion

Par Nadia SALAH| Edition N°:5442 Le 30/01/2019 | Partager
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Le «nouveau modèle de croissance» est très présent dans les débats privés et publics. Les discussions sur la Constitution de 2011 ont peut-être eu moins de succès que le «nouveau modèle». D’ailleurs, de nombreux articles et opinions sont publiés dans les journaux.

Un signe ne trompe pas: tout le monde sait à peu près ce que c’est. Certains le prennent par l’objectif: avoir un meilleur niveau de vie, plus égalitaire. D’autres pensent à l’économie: des usines, des administrations plus  productives.

Une majorité traite du capital immatériel: de meilleurs résultats à l’école, faire que les gens soient plus productifs. Il y a les vindicatifs qui accusent la corruption et le gaspillage de l’Etat ou des riches.

Et encore ceux prêts à se passer des élections (qui portent des incapables au pouvoir), des partis (des profiteurs), des journalistes (des fauteurs de découragement et de morosité publics) pour confier au Souverain le nouveau modèle, et tout le pays avec.
Sans compter les débats où les esprits forts s’inscrivent en opposition systématique à tout.
Donc le Maroc discute.
Certes, parmi ces prises de paroles, il y a des vœux pieux, des programmes irréalistes… Rien là que de très naturel.
Une question reste en suspens: Comment partager les idées, comment connaître les autres?

Tout le monde sait qu’il y a loin d’un souhait à un programme opérationnel. Il n’empêche que si les débats ne sont pas assez ouverts, pas assez accessibles, pas assez publics, une frustration peut se développer. Ce qui serait le contraire du projet.

Quelques organismes publics recueillent les avis des citoyens et des professionnels,  avec des boîtes pour déposer les remarques sur un projet. Pourquoi ne pas en ouvrir chez le CESE, Conseil économique, social et environnemental, le chef de gouvernement? En laissant accessibles à tous, les avis que chacun y aura déposés.

Il est important que ce débat soit inclusif comme devra l’être le modèle.

Nadia SALAH

 

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