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    L'Edito

    Inachevée

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
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    Les derniers chiffres sur les performances des impôts ne refont que relancer un lancinant chantier.  Celui de la qualité de la politique fiscale.  Les voix qui plaident  pour une remise à plat de l’échafaudage pour faire en sorte que le système gagne en lisibilité semblent bien isolées.

    L’appauvrissement du débat au cours de ces dernières années n’a sans doute pas facilité les choses. En dehors du one shot des assises de la fiscalité, la disparition de véritables propositions  des programmes des partis politiques a fait le reste. Et pourtant, sur certaines rubriques, il y a urgence.

    La TVA, par exemple, dont les recettes sont  portées majoritairement par les importations, et beaucoup moins par la consommation intérieure, et dont l’on vante pompeusement la neutralité, n’est sans doute pas une vitrine de vertu économique. Elle concentre depuis au moins une dizaine d’années de fortes attentes et critiques, ici sur l’harmonisation des taux, là sur l’élargissement de l’assiette, là encore sur les crédits de TVA qui asphyxient les entreprises tant publiques que privées ou sur les risques de distorsion qu’elle fait courir sur le marché.

    L’on pourra aussi y découvrir d’autres aberrations comme celle d’exonérations dont personne ne prend, ou ne veut prendre, la peine d’évaluer l’incidence économique. Y compris à l’ère des promesses de lois organiques! Si l’on raisonne exclusivement à l’aune des recettes de la TVA,  53 milliards de DH, difficile de ne pas être tenté. Mais si, avec  un peu de clairvoyance, l’on met dans la balance  d’autres paramètres, comme ceux de la forte addiction du Budget  à cet impôt, quand d’autres leviers comme la réduction des dépenses sont timides,  l’on comprendra mieux l’injustice de la réforme inachevée.

     

     

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