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    L'Edito

    Impréparation

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5382 Le 30/10/2018 | Partager
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    Pas très sexy de créer son entreprise à Casablanca. En 12 ans, la moitié a disparu. Le reste alimente un énorme stock dormant faute de démarrage effectif ou lutte pour survivre.

    Pas étonnant dans ces conditions de végéter au fond du classement de l’entrepreneuriat y compris face à de modestes compétiteurs comme l’Egypte et la Tunisie. Au-delà de l’échantillon ciblé (64.000 entreprises immatriculées en plus d’une enquête terrain auprès de plus de 1.200), la monographie du CRI/Banque mondiale permet de faire tomber quelques mythes fortement ancrés.

    La fiscalité et les RH ne constitueraient pas les principales entraves à l’entrepreneuriat. Ce seraient plutôt la mauvaise gestion financière ou l’accès au marché qui arrivent en premier.

    Le débat est orienté dans la foulée vers les fondements même des modèles économiques. Il sonne comme une douche froide devant le discours, pétri de vertus stratégiques, et servi à toutes les sauces, sur les leviers disruptifs de la transformation digitale. Totem dont beaucoup de gourous s’emparent en ce moment et qui semble un peu exotique dans le cas d’espèce.

    Le scénario idéal recommande de ne pas stigmatiser l’échec et d’intégrer sereinement la mortalité des entreprises au nom du sacro-saint principe de l’écologie des populations cher au modèle américain. La vie et la mort économiques ne seraient alors qu’un prolongement du cycle de vie biologique. Difficile de faire ce raccourci dans le contexte marocain. 

    Dans la liste des déterminants retenus habituellement pour expliquer l’échec des entreprises, certains, externes, concernent l’influence de l’environnement, d’autres, internes, portent sur les ressources et attributs en termes de valeur, d’inimitabilité, de rareté et de non-substituabilité.

    D’autres encore, intrinsèques, mobilisent la motivation ou psychologie de l’entrepreneur… Il y a un peu de tout cela dans le cas des entreprises casablancaises qui semblent mourir avant tout d’impréparation.

     

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