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    L'Edito

    Impérities

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4959 Le 13/02/2017 | Partager
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    A quelques jours d’intervalle, les bombes statistiques du HCP se suivent et se complètent. Il ne manquait plus que le bilan des NEET (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire) pour se remonter le moral. Un jeune sur quatre âgé de 15 à 24 ans ne travaille pas, n’est pas à l’école et ne suit aucune formation. Honte à nous de découvrir au passage que les femmes paient le plus lourd tribut dans ce fiasco, avec près de 1,3 million de victimes. En temps normal, c’est-à-dire si le Maroc avait son gouvernement, le sujet aurait pu constituer  une priorité législative en alerte rouge. 

    Cette crise n’arrive pourtant pas ex nihilo mais porte sur des dysfonctionnements connus et cernés depuis des années. Le Maroc tourne en rond sur ses éternels dilemmes: croissance non inclusive, système éducatif en faillite et leurs corollaires, l’incapacité à accueillir les nouveaux arrivants sur le marché du travail.
    Voilà une question à l’origine économique, et dont il faut désormais s’inquiéter des conséquences politiques, sociales et de ses implications profondes pour la société marocaine tout entière.  Elle traduit un tsunami, celui d’une jeunesse en détresse, en manque de perspective, éloignée de l’insertion et qui a perdu confiance. Grave car elle cache une précarité dans la précarité en quelque sorte. Un pied de nez à tous ces partis politiques qui crient en ce moment à la «confiscation démocratique».

    Et qui oublient que la vraie démocratie c’est celle qui assure l’autonomie par l’emploi à l’ensemble des citoyens. Sur ce front, non seulement il n’y a pas eu de rupture mais il est consternant de constater que les débats ne sont  toujours pas à la hauteur des enjeux.
    Les NEET n’auraient sans doute pas eu l’ampleur d’aujourd’hui si l’on avait soigné nos impérities originelles.

     

     

     

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