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    L'Edito

    Illusions

    Par L'Economiste| Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager

    Aujourd’hui, nul ne sait si l’objectif sera atteint. La partie que va devoir jouer le nouveau régime de l’auto-entrepreneuriat s’annonce serrée. Le risque mérite néanmoins d’être pris. Il est largement temps de réconcilier toute une population avec l’esprit entrepreneurial. L’informel, mais pas seulement. Beaucoup de candidats ne réunissent pas les exigences de levées de fonds caractéristiques pour le montage des projets d’entreprise. D’autres sont effrayés par le parcours, bureaucratique, du combattant pour la création. Pour cette catégorie, ce sont donc de nouvelles fenêtres qui s’ouvrent. Toute la subtilité de l’exercice résidera dans la souplesse des procédures, de manière à rassurer,  ainsi que les dispositifs fiscaux, de manière à susciter un intérêt financier chez ceux qui hésitent à rompre avec le charme de l’économie au noir.  
    Pour implémenter cet échafaudage, du moins dans sa mouture finale, ce gouvernement a dû actionner un levier de taille: y consacrer un ministère tout entier. L’auto-entrepreneuriat, c’est incontestablement le chantier qui a fait connaître le jeune ministre Mamoun Bouhdoud. L’esprit de l’action publique est de montrer que l’on ne peut s’en remettre seulement aux grandes entreprises pour trouver des relais de croissance et d’emplois.
    Le dispositif force un peu le comportement entrepreneurial, ne l’oublions pas. Il encourage la quantité, mais il ne garantit pas la qualité des projets. Les meilleurs pourront grandir, mais les plus vulnérables pourraient péricliter. Des règles du jeu que le candidat  doit intégrer en changeant ses rapports à l’échec. Abaisser les barrières n’est qu’un maillon sur le chemin de la création d’entreprise, qu’il s’agisse d’entrepreneuriat d’opportunité ou de nécessité, et ne garantit pas la réussite de l’étape post-création. Penser  le contraire, c’est laisser l’auto-entrepreneur se bercer d’illusions.
     

    Mohamed BENABID

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