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L'Edito

Illusion

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5837 Le 07/09/2020 | Partager
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Il fallait se situer sur le premier semestre seulement, il y aurait des raisons de garder son sang-froid. Après tout, le pays a été réactif dès les premières semaines de la pandémie, déployant des mécanismes de transferts monétaires pour sauver l’emploi, revisant le cadre macroprudentiel pour préserver le robinet des crédits et des liquidités. En tenant compte des bons scores des contaminations, la situation semblait finalement maîtrisée.

Sauf que ce n’est plus tout à fait cet enchaînement vertueux, auquel nous assistons depuis quelques semaines. À côté des chiffres sanitaires catastrophiques, la récession – la pire depuis 20 ans selon les prévisions du HCP – a des répercussions sur la vie des Marocains et l’absence de visibilité ne pourra que les aggraver. La facture économique et sociale de la pandémie est lourde et imparable.

Pour ne prendre que la dernière alerte (cf. L’Economiste du 2 septembre 2020), la Banque mondiale s’attend d’ores et déjà à ce qu’entre 70 à 100 millions de personnes sur la planète basculent dans l’extrême pauvreté pour cette année. Un désastre qui devrait s’accompagner de l’apparition de nouvelles formes de pauvreté chez des populations beaucoup plus instruites.

Difficile d’encaisser sans frémir. Alors qu’une deuxième vague Covid est pressentie, les effets de dégradation de la demande intérieure, des capacités et des perspectives d’exportation ne risquent pas de disparaître de sitôt. Cette situation invite à un recadrage des priorités.

Un premier axe a déjà été défini par le Souverain dans son dernier discours, celui du renforcement des filets sociaux. Un deuxième reste à trouver et doit veiller à  transcender le caractère provisoire des premières aides. Les vraies thérapies ne peuvent en effet qu’être structurelles. Croire qu’il est possible par exemple de traquer le risque pauvreté sans s’attaquer aux dynamiques qui le nourrissent est une douce illusion.

 

 

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