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    L'Edito

    IA

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
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    C'est un très petit pas, mais c’est un pas tout de même. Le premier appel à projet de recherche en intelligence artificielle (IA) lancé samedi à Rabat est à marquer d’une pierre blanche, tant le dossier charrie des enjeux importants.

    L’on se retrouve presque à regretter que le rendez-vous ait été mal marketé par les organisateurs comme en témoignent quelques indices: une brillante absence du secteur privé, CGEM et banquiers tout particulièrement, une conférence-débat annoncée auprès des médias à J-1… Des réglages qui auraient pu dissiper vis-à-vis d’un public non averti l’impression d’un ennuyeux colloque scientifique de fin de semaine. Le vif du sujet maintenant.

    L’IA, le monde ne se demande plus s’il faut y être, mais dans quels délais. Certains pays foncent, d’autres hésitent ou doivent composer avec les moyens du bord. L’une des principales vulnérabilités est justement d’ordre temporel.

    Car sur ces transformations violentes, aux contours protéiformes, il s’agit aussi de négocier la technologie en tant qu’objet politique. Or, la prise de conscience politique et son éventuelle traduction juridique ont souvent plusieurs temps de retard.

    D’abord il manque dans un jeu, à la conception loin d’être naïvement scientifique, une capacité à explorer des formes nouvelles de négociations internationales au-delà des sentiers battus. Comme le fait l’Europe par exemple avec les GAFAM à travers le multilatéralisme numérique.

    Ensuite, la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a. Les ambitions de l’IA restent malheureusement conditionnées par le paysage de la R&D au Maroc, lequel n’est pas très reluisant. Il lui manque tout particulièrement une forte articulation public-privé à la fois dans l’élaboration des stratégies nationales et du financement.

    Dès lors il ne faut guère s’étonner si à peine 0,8% du PIB y sont consacrés, ce qui fait pâlichon. Et que sur ce total, 50 millions de DH seulement vont être mobilisés pour l’IA (soit 17 fois moins que le budget du foot!), ce qui fait encore plus pâlichon. Ne boudons pas notre plaisir pour autant (Voir aussi De Bonnes Sources).

    Mohamed BENABID

     

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