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L'Edito

Hôpital

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5798 Le 07/07/2020 | Partager
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Se saisir de «l’opportunité» de la pandémie pour se transformer… comme pour de nombreux secteurs exposés de plein fouet, la santé publique ne peut faire l’économie d’une remise en question.

D’abord sur l’accès aux soins, il convient de rappeler que plus de 45% de la population ne dispose d’aucune assurance maladie. Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse si les effets de la crise persistent (142.000 entreprises en arrêt provisoire ou définitif à fin avril selon les chiffres du HCP). 

Dans le scénario idéal, le système de la couverture médicale universelle  reste l’option la plus solide pour solvabiliser la demande en cas de contrecoup sévère comme en ce moment. 

A condition toutefois que quelques prérequis soient respectés, c’est-à-dire que le Ramed, régime des économiquement faibles, prenne le relais, lorsque l’Assurance maladie obligatoire cesse de jouer à l’arrêt de l’activité.

Or, on le sait, le Ramed est un fiasco tant pour son montage financier que pour son ciblage caillouteux.

Ensuite, croire que l’équation se résume uniquement à la question du financement, c’est résolument prendre un raccourci dangereux. Le sujet dévie inévitablement sur l’organisation de l’offre de soins qui peine depuis des années  à entamer sa mue en dépit de lancinantes promesses de réformes.

Si le diagnostic sur les fragilités du système de santé, héritées de la période antérieure à la pandémie, ne fait aucun doute, il n’y a pas de certitudes en revanche sur l’architecture idéale à déployer pour le post-Covid-19. Si ce n’est sur le mindset qui devrait être la clef du changement.

A savoir une culture qui s’inspire du privé, lorsqu’elle fait le pari des objectifs, de l’efficience et de l’optimisation des ressources. Sans pour autant qu’elle ne reproduise les dérives du privé pour ne pas obérer les impératifs inhérents aux services publics. L’hôpital de l’après-Covid-19 est à ce prix.

 

 

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