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    L'Edito

    Guerre civile immatérielle

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5051 Le 22/06/2017 | Partager
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    La nature a horreur du vide, surtout dans l’information. Qu’on laisse un terrain vide une heure seulement, et voilà qu’on le retrouve occupé par des idées fausses ou/et folles.

    Autrefois, on avait un peu de temps devant soi. Et les colporteurs se faisaient forcément connaître en mettant à nu leur propre dignité: la punition d’une histoire imbécile était qu’elle rendait imbécile celui qui la racontait. Tout cela est fini.

    Aujourd’hui, c’est le contraire: plus une histoire est idiote plus elle aura de clics avec même, peut-être une chance de gagner quelques dirhams, via Google (qui gardera l’essentiel des revenus publicitaires: pas fous les GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft – !). Le pompon de l’histoire pour abrutis: un Algérien a suspendu un bébé dans le vide pour «faire des likes». La Justice de son pays s’est honorée en lui infligeant deux ans de prison ferme.

    Quand le champ de l’information n’est pas alimenté par des données de qualité et rapidement mises à disposition, alors il ne faut pas s’étonner de le voir investi par des débiles et des venimeux. Parmi eux il y a ceux qui sont en mission. Plus actifs que le Polisario, ils usent d’armes de guerre civile immatérielle. On a atteint le sommet sous le mandat Benkirane, avec des accumulations de mensonges contre les alliés politiques du PJD.

    Peu importe que cette menace fut, ou pas, la toile de fond de l’exhortation d’El Othmani à respecter le droit des citoyens à être informés correctement et rapidement. Ce qui compte c’est l’exhortation, s’appliquant  tout de suite. Son gouvernement et les divers détenteurs de la puissance publique doivent informer leurs concitoyens, en commençant par répondre aux journalistes.

    Cette sommation doit être saluée pour ce qu’elle est: un acte sérieux pour commencer un  redressement économique et moral du Maroc.

     

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