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L'Edito

Gouvernance

Par L'Economiste| Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

Même si quelques membres du gouvernement le trouvent un peu sévère, le gouverneur de Bank Al-Maghrib joue très exactement son rôle quand, sans prendre de gant, il tance vertement le gouvernement pour la croissance du déficit budgétaire de l’année 2004. En principe, on aurait dû voir l’opposition se précipiter sur ce genre de question et engager le fer avec le gouvernement. Mais visiblement, la gestion publique n’intéresse toujours pas l’opposition parlementaire ou extraparlementaire. Et puisque les instances politiques de l’opposition ne font pas leur travail, il ne reste que les instances techniques, en premier lieu la Banque centrale, pour s’alarmer des débordements budgétaires.Evidemment une partie de ce déficit a servi à reconstruire la confiance, à lancer tous ces grands travaux qui structurent le territoire comme ils structurent le tissu économique. Personne ne le conteste, et Bank Al-Maghrib l’écrit d’ailleurs noir sur blanc. Ce qui embarrasse l’institut d’émission, ce sont toutes les non-décisions sur le pétrole ou sur les produits encadrés et les résultats mitigés de la politique de dégraissage de la fonction publique. De plus elle aura pour l’année en cours à faire face à un retour de l’inflation, alors que sa mission définie par la loi lui impose de veiller à la stabilité des prix.Dans l’intérêt de la nation, son indépendance sera encore plus sollicitée et l’on mesure aujourd’hui qu’un rendez-vous annuel avec le Souverain et l’opinion publique est sans doute un rythme insuffisant pour assurer une bonne gouvernance de la politique économique. La dernière réforme, d’application toute nouvelle, avait hésité devant un rendez-vous annuel ou bisannuel avec le Parlement, puis finalement avait renoncé à l’idée. Dommage, on voit aujourd’hui que cela aurait fait du bien autant à la gouvernance économique qu’aux parlementaires, qui visiblement ont besoin qu’on leur mâche le travail.Nadia SALAH

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