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    L'Edito

    Gestion locale

    Par L'Economiste| Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    Après le drame de Lissasfa, les Marocains ont redécouvert, horrifiés, à quoi pouvaient ressembler leurs villes, du moins à la périphérie. La crispation peut découler de l’absence de réponse de la part des élus aux véritables défis. La gestion locale est mise au banc des accusés car ce genre d’affaires montre bien que nos représentants politiques ont du mal à assumer leurs responsabilités. D’abord sur la gestion de l’urbanisme, les élus n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une vision claire, les priorités... Les critiques sur les politiques d’aménagement sont récurrentes mais le message ne semble toujours pas capté. Des communes n’ont pas de plans d’occupation du sol, les informations sur les nouvelles zones constructibles sont livrées au compte-gouttes. Au point que l’opinion s’interroge sur le risque de «délit d’initiés». Oui, s’il faut se soucier de la gestion locale, c’est que c’est là où commence le développement, parce que c’est ce qui touche le citoyen dans son quotidien, pour le meilleur et, hélas! pour le pire. Combien d’usines, de dépôts côtoient des zones d’habitation? combien de quartiers sauvages sont autorisés? combien de poudrières obtiennent des permis d’habiter?De plus, le cafouillage opérationnel à l’échelle de cette gestion se double d’un manque de lisibilité politique. A l’exception de Fès où les orientations du maire sont bien assumées et déclinées à travers les différents projets, l’hétérogénéité politique des différents conseils de ville contribue surtout à ralentir les projets de réformes. Casablanca par exemple incarne bien les contradictions de sa famille politique au point de produire un brouillage où l’on ne sait plus où situer les rapports de force. Voilà un beau débat pour le Parlement: que faire pour améliorer la gestion locale?Mohamed Benabid

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