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L'Edito

Foucades

Par L'Economiste| Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager

LE Sommet du G20, le week-end dernier, s’est montré très réticent quant à une intervention militaire sur la Syrie, à l’exception de la France et des Etats-Unis, les autres grands pays considèrent que le Conseil de Sécurité doit rester maître de la situation.
En effet, tous les Etats, y compris la Ligue arabe et l’Union européenne, savent que les interventions militaires américaines créent des situations dramatiques, du point de vue humanitaire comme du point de vue politique. L’Irak, l’Afghanistan, et avant eux la Somalie, sont là pour le rappeler. La France ne s’était pas montrée plus perspicace s’agissant de la Libye.
La seule intervention militaire positive a été celle de Paris, au Mali: les forces françaises sont intervenues pour soutenir le gouvernement malien et l’aider à instaurer un régime civil sur l’ensemble du pays.
Chaque fois que des forces militaires étrangères interviennent contre l’Etat en place, elles apportent un chaos généralisé.
Le régime syrien est condamnable: c’est un régime totalitaire, qui apporte souffrance à ses populations. Ajouter d’autres souffrances et créer un désordre généralisé ne peuvent, en aucun cas, être une action humanitaire.
Il est bien évident qu’une action militaire en Syrie conduira inévitablement à l’exacerbation de toutes les luttes de factions qui minent le Moyen-Orient.
Que veulent les Etats-Unis dans cette région? Parfois, ils favorisent les Frères musulmans, puis les abandonnent en cours de route. En Syrie, ils sont actuellement, et objectivement, du côté des djihadistes.
Washington, grisé par sa puissance, gère la région à coup de foucades. Il n’y a pas de stratégie. Quant à la France, l’excitation au sujet de la Syrie s’explique évidemment par les difficultés politiques et économiques internes.
Le drame, c’est que l’addition de ces raisons n’est pas rassurante pour la planète!

Abdelmounaïm DILAMI

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