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L'Edito

Fortunes

Par L'Economiste| Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

Y a-t-il un Marocain riche et célèbre? Ce vieux rêve humain, qui se mesure aujourd’hui en milliards de dollars, est réalité pour 800 personnes. Mais le dernier classement de notre confrère Forbes signale quelques rares fortunes arabes pétrolières, et aucun Marocain. Dommage! On croyait notre pays riche en riches, au vu des voitures luxueuses, aussi chères que des villas, et des villas luxueuses aussi chères que des usines. Il n’en est rien. Quand nous sommes classés mondialement, ce n’est que pour la pauvreté. Ce mal, que nous reconnaissons et combattons, nous autorise-t-il à nous pencher sur ce jeu de médiatisation des fortunes? Oui, car la lutte contre la pauvreté s’appelle aussi la lutte pour l’enrichissement. Elle passe par la pédagogie de l’exemple, et le plus frappant. Ainsi, avec Bill Gates, chômeur même pas diplômé, qui commence dans un garage, les Américains appellent à la création d’entreprises. Par ailleurs, ce classement est un raccourci pour savoir où se trouve l’économie d’aujourd’hui: dans l’intelligence de l’informatique, de l’industrie innovante… jamais dans l’immobilier. Et puis les activités sont mondialisées, et les pays en développement, comme l’Inde ou le Brésil, qui comptent beaucoup plus de pauvres que nous, placent leurs milliardaires, dont ils sont très fiers. Ils ne croient plus qu’il y a des pauvres parce qu’il y a des riches qui les exploitent, mais qu’il y a moins de pauvres parce qu’il y a plus de riches qui investissent, et qui s’enrichissent encore plus. Les Etats s’enrichissent aussi, car chacun paye ce qu’il a à payer, et avec le sourire, même forcé, c’est bon pour les médias. Personne ne craint le fisc, les organismes sociaux, la justice, tous à l’affût du plus visible. Et personne ne craint le mauvais œil. Mais, si dans cinq ans, un Marocain était la 5e fortune du monde, quel bon signe pour notre économie.Khalid BELYAZID

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