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    L'Edito

    Formation

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4750 Le 13/04/2016 | Partager
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    En grande pompe devant de nombreuses caméras, ministres, hommes et femmes d’affaires, gens de la politique et même le chef de gouvernement lui-même, ont dépensé quelques petites heures de leur temps pour chanter les louanges de la formation professionnelle.
    Même s’il y avait là rancœurs cachées et visées électorales, ne boudons pas nos espoirs. Il faut en effet bien voir que les plans industriels d’accélération, d’émergence et toute autre dénomination qu’on voudra bien donner aux projets industriels, reposent sur la formation.
    Rappelons que Rabat a bien failli rater son premier rendez-vous avec Renault parce que le gouvernement de l’époque n’avait pas fabriqué des programmes suffisamment forts et sérieux de formations.
    Dans la compétition régionale, comparons avec la Tunisie: trois fois moins d’habitants mais un gros tiers plus riche que nous grâce à un rendement éducatif nettement meilleur (le double d’alphabétisés pour une part égale de budget). Quant à la formation professionnelle, la Tunisie dépense un peu moins que nous pour chacun de ses diplômés, avec des résultats plus probants, mais Rabat est plus agile que Tunis pour adapter le cursus. En Tunisie, il est plus facile de trouver des places de formations qu’au Maroc.
    Globalement, ce n’est pas demain que la formation professionnelle sera au chômage. Sauf que ce constat ne doit pas servir à s’endormir.
    Les nouvelles professions ne sont toujours pas là (énergie renouvelable, IT, santé…) et de nombreux «métiers du Maroc» ont raté le tournant (logistique, tourisme…).
    Quand les industriels sont assez puissants pour imposer leur vue au gouvernement, alors les choses avancent. Sinon on se contente d’occuper les caméras en laissant de côté les comparaisons embarrassantes, qui nous obligeraient à progresser.

     

     

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