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    Corruption dans le secteur de la santé : Quand une étude tirait la sonnette d’alarme

    Par L'Economiste| Le 02/04/2019 - 12:20 | Partager
    Corruption dans le secteur de la santé : Quand une étude tirait la sonnette d’alarme

    L’amende infligée à la société allemande Fresenius Medical Care (Voir L’Economiste) remet sur le devant de la scène le fléau de la corruption dans le secteur de la santé. En 2011, une étude commandée par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) à Mazars alertait déjà sur l’existence de diverses pratiques de corruption dans les établissements publics et privés. L’enquête menée auprès de 3.500 citoyens et de 187 professionnels de la santé montre que les pots‐de‐vin et les petits pourboires "constituent la forme de corruption la plus observée dans les établissements de soins". "Cette forme de corruption est généralement déclenchée par les citoyens", relève l’étude, précisant que les montants des pots‐de‐vin sont à 75% inférieurs à 100 DH.

    "Les acteurs rencontrés s’accordent sur la prépondérance des montants compris entre 20 et 50 Dhs. Les petits pourboires (moins de 20 Dhs) sont plus répandus dans les hôpitaux publics". Ainsi, les services les plus touchés par ce type de corruption sont l’accueil, l’information & l’orientation et la délivrance des certificats médicaux. Pourtant, ces petits montants ne représentent pas grand-chose face au coût d'accès à un établissement de soins pour bénéficier d’une programmation avancée d’une intervention chirurgicale. La facture peut atteindre jusqu’à 3.000 DH, soulignent les auteurs de l’étude. La planification des interventions chirurgicales est le dispositif "qui coûte le plus cher en matière de corruption, aussi bien au niveau des établissements de soins publics que privés".

    En outre, note le document, les hôpitaux publics affichent les montants de la corruption les plus élevés respectivement au niveau des dispositifs liés à l’attribution de fournitures médicales, la transfusion sanguine, l’admission et la tarification. Ainsi, le taux de corruption calculé sur la base des déclarations des citoyens dans les hôpitaux publics est de 32% contre 20% pour les centres de santé. Les villes les plus touchées étaient Casablanca (33%) et Rabat (32%). Casablanca enregistre d'ailleurs les taux de corruption les plus élevés en matière de planification des interventions chirurgicales (57%), de suivi par l’admission (55%) et de consultations (57%). Rabat se distingue dans l’octroi des certificats médicaux (72%), l’admission aux établissements de soins (59%) et la planification des interventions chirurgicales (55%). En revanche, Oujda enregistre globalement les taux de corruption les plus faibles.

     

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