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    L'Edito

    Fissure

    Par L'Economiste| Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager

    L’état des finances publiques commence à inspirer de sérieuses inquiétudes.
    L’année dernière s’est terminée sur une explosion du déficit. Il s’est situé à 35 milliards de DH. Pour l’année 2010, on espérait maintenir le déficit du Trésor par rapport au PIB aux alentours de 4%, ce qui est déjà au-dessus du niveau cible. C’est donc raté.
    Pourtant, c’est le démarrage de l’année 2011 qui suscite le plus d’inquiétude. Effectivement, l’expansion des dépenses publiques ordinaires se poursuit. Avec un chiffre renversant: plus 19% sur un seul mois!
    Le premier poste d’explosion est bien évidemment celui des subventions à la consommation. Le malheur est que cette première explosion en cache une autre, celle des dépenses ordinaires. A elles seules, ces dépenses ordinaires ont bondi de plus de 10%. Il s’agit autant de matériel et fournitures que de salaires et frais associés. Et tout cela, alors que le dialogue social n’avait pas commencé.
    Tout cela, alors que la pression politique du 20 février n’avait pas commencé non plus.
    Les dépenses publiques du Maroc sont comme un accident de centrale nucléaire: une fissure, une fuite, la surchauffe et l’explosion… laquelle lance le même processus de fuite et d’explosion dans le réacteur d’à-côté.
    Pourtant, on voit la reprise du ciment, de l’appel électrique; on aura une bonne récolte; les exportations aujourd’hui sont classées dans la rubrique «miracle». Et pour couronner le tout, le Maroc décroche une super notation, dans laquelle la composante politique est forte alors que ce pays se croyait nul en la matière.
    Nous avons donc un divorce profond entre l’économie réelle, celle des champs et des usines, et celle de l’Etat. La compensation n’y joue qu’un rôle aggravant.
    Le cœur du problème est bien la gestion de la fonction publique et des missions de l’Etat. En un mot comme en cent, les dépenses publiques sont hors contrôle.

    Nadia SALAH

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