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L'Edito

Faux et usage

Par L'Economiste| Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager

Il y a tout juste un mois, le ministère de l’Education nationale a demandé à l’Ordre des médecins de vérifier la réalité de 17.640 certificats médicaux ayant servi à des enseignants pour ne pas se rendre dans leur classe. Le ministre n’avait pas fait mystère de son indignation. On le comprend.
Malgré cette actualité qui aurait dû rendre la profession médicale prudente, une enquête de L’Economiste vient de prendre des médecins la main dans le sac. Pas un de ceux qui ont été sollicités n’a refusé de rédiger le fameux certificat. Pourtant la fausse  patiente a poussé le test très loin: elle a expliqué clairement qu’elle voulait rester à la maison uniquement parce que sa bonne était absente!
Pis encore puisque un des médecins producteurs de certificats-bidons est expert assermenté près les tribunaux.
Chacun connaît des médecins qu’il respecte pour leur compétence et leur droiture. Ceux-là sont l’honneur de leur profession, et fort heureusement ils sont majoritaires.
Mais que faire de ces gens qui posent la plaque de médecin sur leur porte et font commerce de faussaire, pour le prix d’une consultation médicale jamais donnée? 
Peut-être que la mollesse de l’Ordre leur a donné à penser qu’ils n’étaient pas concernés par les lois du Maroc. Sauf que dans ce cas, nous sommes dans le délit de faux et usage, un délit qui n’a pas besoin de mobiliser les particularismes des métiers de la santé, pour être sanctionné.
Ce scandale est le scandale de trop, après le dossier des cliniques hors normes. En fait, il y a deux victimes dans cette affaire. La première, c’est la profession médicale dans son ensemble, qui est éclaboussée par une poignée de filous.
La deuxième victime est le système de couvertures sociales du pays, qui ne peuvent plus faire confiance aux prestataires de santé, alors que l’extension de ces couvertures est un enjeu politique et social majeur.
 

Nadia SALAH

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