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    L'Edito

    Exigence

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
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    Le Maroc n’a eu que des chefs de gouvernement depuis octobre mais pas de gouvernement  et aucun Parlement, du moins opérationnel. Dans la première mi-temps des négociations, comme pour la deuxième, les discussions ont tourné exclusivement autour des modalités de cohabitation, des rapports de force. Jamais sur le fond et encore moins sur un terrain intellectuel  quasi vide. C’est problématique mais ce n’est pas aussi grave que de ne pas avoir de majorité du tout. Il y a pourtant urgence à désamorcer cette bombe à retardement. L’incertitude politique a déjà sérieusement entamé la confiance des investisseurs, des entreprises et des ménages. L’enlisement  est le pire des scénarios pour l’activité du pays.

    Jusqu’à présent, ce qui s’est apparenté à un quasi-effondrement politique à l’issue des législatives, a laissé des traces sur l’économie. La situation aurait probablement pu être beaucoup plus critique s’il n’y avait eu deux soupapes. D’abord les banques qui ont joué le jeu pour relancer en fin d’année la machine du crédit aux entreprises (Cf. L’Economiste du jeudi 23 mars ainsi que les résultats du groupe BP analysés dans cette édition). Ensuite, l’effet de confiance dans les institutions du pays qui ont permis d’assurer un sentiment d’appartenance collective et une mobilisation.

    Aujourd’hui, les déclarations des différents chefs de partis restent toujours aussi sibyllines sur les négociations pour le gouvernement. Le problème n’est pas tellement de distribuer des fauteuils ministériels mais de savoir dans quelle direction l’on veut aller.
    L’exigence de fiabilité, d’efficacité est demandée à toutes les composantes de la société marocaine. Il faut que ça tourne. Il n’y a aucune raison que la classe politique y échappe.

     

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