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    Excès

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5678 Le 17/01/2020 | Partager
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    L'UE cherche visiblement à pousser Rabat dans ses derniers retranchements sur le sujet de la convergence fiscale. Après plusieurs mois de négociations, le futur compromis pour lequel Bruxelles espère obtenir un signal fort ne convainc pas partout.

    Le Maroc peut difficilement aller plus loin au risque d’obérer quelques digues qu’il a mis du temps à ériger pour son attractivité. Car c’est bien ce qui se joue aussi derrière la volonté de discipliner les mœurs sur le front des rulings, ces fameux accords que les multinationales négocient avec le fisc. On le sait, dès le départ, l’UE n’a pas fait consensus sur la méthodologie.

    D’abord l’histoire montre souvent que les vrais paradis ne sont pas rattrapés par la traque aux «pratiques d’optimisation fiscale agressives» et que les arbitrages du naming and shaming sont parfois tentés de composer avec des interférences politiques qui alimentent quelques biais.

    Ensuite, ne l’oublions pas, l’épouvantail des listes agitées par la commission terrorise avant tout les pays qui entretiennent des relations avec l’Europe. Cette pression s’apparente dès lors à ce que les lampadaires sont aux ivrognes, c’est-à-dire plus un appui, parce que là au moins c’est mieux éclairé, pour calmer l’électorat européen, qu’une nouvelle page de réforme de la fiscalité transfrontalière.

    Enfin, il y a une grande différence entre demander à des pays partenaires d’être aux avant-postes dans la lutte et le signalement de l’argent sale, et les condamner implicitement à renoncer à leurs ambitions de compétitivité fiscale, qui plus est pour des places en émergence.

    Au contraire, l’économie marocaine ne refuserait pas en ce moment un vent d’exubérance financière, qui la sortirait de sa torpeur, qui contribuerait à renforcer la mobilité de ses capitaux, à multiplier  ses grosses fortunes, ses entreprises on et offshore. Et y compris avec les excès de sa fiscalité.

     

     

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