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    L'Edito

    Europe

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager
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    Il y a deux manières de lire le verdict du Brexit. La première, pessimiste, est celle d’une règle  qui se confirme,  la montée un peu partout de l’euroscepticisme et des courants nationalistes avec en toile de fond les relents de la crise économique. L’on assiste aujourd’hui au niet britannique, mais l’on voit beaucoup moins toute une série d’indices, et pas seulement ceux du FN français, qui semblent révéler des défauts de la construction européenne.
    Le Danemark qui refuse par référendum de s’impliquer davantage dans les politiques de sécurité et de justice de l’UE; l’Espagne où  le parti antilibéral et anti-traité de Lisbonne,  Podemos, est donné deuxième pour les législatives de ce dimanche; la Pologne avec l’arrivée depuis octobre dernier d’un gouvernement ultraconservateur et hostile à l’ Europe; le Portugal où l’alliance des partis de gauche et d’extrême gauche, très anti-européens, détient la majorité des sièges... Plusieurs exemples confirment un peu partout une vague de  tentation centripète. Celle-ci charrie un fort ressentiment contre les décideurs politiques européens, les institutions, mais comporte aussi au passage quelques débordements qui surfent sur la xénophobie et le populisme,  sur la peur du migrant et souvent aussi de l’Islam.
    La deuxième lecture du Brexit, plus admirative, est d’y voir un pays, le Royaume-Uni, ouvert sur le monde, très dynamique et créatif dans plusieurs domaines, qui se projette  plus loin que l’Europe et qui tient à préserver son modèle contre les inerties et les pesanteurs de l’UE. Le fait que l’Europe ait manqué de projets à de nombreuses occasions le conforte dans l’existence d’une crise profonde dont il redoute les dégâts collatéraux. Les Britanniques ont donc fait le choix de ne plus avaler ces couleuvres-là.

     

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