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    Par L'Economiste| Edition N°:2022 Le 17/05/2005 | Partager

    Dans les manuels d’histoire-géo, le Bouregreg renvoie au nom de la jolie vallée et l’oued qui sépare Rabat et Salé. Depuis quelque temps, l’endroit se fait une autre réputation, moins bucolique certes, mais tout aussi séduisante. Celle du mégachantier auquel il commence désormais à être associé. Mégachantier d’abord par la taille: près de 11 milliards de DH, ce qui en fait un des plus gros investissements de ces dernières années après Tanger-Med. Mégachantier par l’originalité du montage aussi. La création pour les besoins du projet d’une sorte de guichet unique qui s’occupe de tout, de l’expropriation comme de la recherche du financement, est à même de contourner les contraintes inhérentes à la multiplicité des intervenants. Elle a surtout le mérite d’améliorer la lisibilité pour les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou pas. Pour une fois, il aura fallu adapter les lois au projet et non l’inverse. Et si au passage, des collectivités locales, des ministères ont été dépouillés de leurs prérogatives, personne ne s’en offusque vu la portée du projet et ses retombées pour le pays. L’aménagement de la vallée du Bouregreg est incontestablement un cas d’école des synergies public/privé. Le rôle du secteur privé dans la création de valeur, le développement est indéniable. Et lorsque les pouvoirs publics se mettent au service de ce même secteur, la force de frappe s’en trouve renforcée. Sur le terrain, cela ne s’est pas toujours vérifié. Les marges de manœuvre sont souvent bridées par les lois, les autorisations, les procédures, la délimitation des responsabilités. Beaucoup d’administrations s’attardent sur les formalités au lieu des véritables enjeux, l’impact économique du projet, son rayonnement pour le pays... Pourquoi s’étonner alors de la volatilité des investissements?Mohamed BENABID

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