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    L'Edito

    Enjeu

    Par L'Economiste| Edition N°:4665 Le 10/12/2015 | Partager

    L'Espoir fait vivre, dit l’adage, mais pour combien de temps? L’arrivée de fonds de la Banque mondiale, une jolie somme il faut le reconnaître,  pour les transports urbains, semble ouvrir des perspectives de décollage. Le Maroc n’est jamais arrivé à trouver le bon tempo pour ce secteur ni à trouver la formule idoine dans les rapports avec les opérateurs. Pendant des années, les autres modes ont été négligés au seul profit de l’option routière. Et lorsque le processus de conscientisation a mûri pour se traduire en projets de tramway comme à Rabat ou Casablanca, le mal était déjà fait.
    Le décollage entre l’intensité de la demande, poussé par l’urbanisation galopante,  et l’étendue de l’offre,  est  difficilement rattrapable en l’absence de capacités d’investissement conséquentes. La composante financière n’explique qu’en partie les loupés.  Sur les différentes tentatives de réformes, la gouvernance est difficilement défendable.  Qu’il s’agisse de l’époque des régies autonomes, de la formule des concessions par ligne,  ou pour corser un peu plus l’ambiance, la concurrence des réseaux informels, l’histoire des transports urbains égrène les incohérences. Au summum de cette crise, des mesures bizarres comme à Rabat où le plus grand groupe mondial de transport urbain, Veolia, est encouragé à déployer ses véhicules,  alors qu’à côté personne n’a anticipé le système parallèle de transport des fonctionnaires qui allait rapidement en menacer le modèle économique.
    Les transports urbains restent, il est vrai, un très gros morceau où les pouvoirs publics doivent répondre à des problématiques à plusieurs composantes, de structuration de l’urbanisation, de lutte contre les inégalités, les problèmes d’environnement. C’est aussi la meilleure vitrine du processus de modernisation des villes. A ce titre donc, l’enjeu en vaut la chandelle.

    Mohamed BENABID

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