×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 172.689 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 216.351 articles (chiffres relevés le 2/6 sur google analytics)
L'Edito

Enjeu

Par L'Economiste| Edition N°:4665 Le 10/12/2015 | Partager

L'Espoir fait vivre, dit l’adage, mais pour combien de temps? L’arrivée de fonds de la Banque mondiale, une jolie somme il faut le reconnaître,  pour les transports urbains, semble ouvrir des perspectives de décollage. Le Maroc n’est jamais arrivé à trouver le bon tempo pour ce secteur ni à trouver la formule idoine dans les rapports avec les opérateurs. Pendant des années, les autres modes ont été négligés au seul profit de l’option routière. Et lorsque le processus de conscientisation a mûri pour se traduire en projets de tramway comme à Rabat ou Casablanca, le mal était déjà fait.
Le décollage entre l’intensité de la demande, poussé par l’urbanisation galopante,  et l’étendue de l’offre,  est  difficilement rattrapable en l’absence de capacités d’investissement conséquentes. La composante financière n’explique qu’en partie les loupés.  Sur les différentes tentatives de réformes, la gouvernance est difficilement défendable.  Qu’il s’agisse de l’époque des régies autonomes, de la formule des concessions par ligne,  ou pour corser un peu plus l’ambiance, la concurrence des réseaux informels, l’histoire des transports urbains égrène les incohérences. Au summum de cette crise, des mesures bizarres comme à Rabat où le plus grand groupe mondial de transport urbain, Veolia, est encouragé à déployer ses véhicules,  alors qu’à côté personne n’a anticipé le système parallèle de transport des fonctionnaires qui allait rapidement en menacer le modèle économique.
Les transports urbains restent, il est vrai, un très gros morceau où les pouvoirs publics doivent répondre à des problématiques à plusieurs composantes, de structuration de l’urbanisation, de lutte contre les inégalités, les problèmes d’environnement. C’est aussi la meilleure vitrine du processus de modernisation des villes. A ce titre donc, l’enjeu en vaut la chandelle.

Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc