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L'Edito

Electoralement payant

Par L'Economiste| Edition N°:2153 Le 17/11/2005 | Partager

Il est des alliances toujours bonnes à prendre. Surtout lorsqu’elles sont décisives dans les calculs électoraux. Le PJD, voilà une formation en disgrâce après les attentats du 16 mai, que l’on croyait finie et qui confirme chaque jour une santé de fer en terme d’attractivité. Il ne faut donc guère s’étonner de voir bien des solliciteurs frapper à sa porte, ou s’en servir comme cheval de Troie pour les prochaines législatives. Depuis le dernier congrès du parti, l’on savait que les troupes de Saâd Eddine El Othmani étaient redevenues plus fréquentables. A cela, bien des raisons. D’abord, le toilettage interne a permis d’écarter les ailes les plus dures, -le clan Ramid notamment-, assez compromettantes pour la vitrine PJD dans le contexte de l’après-16 mai. Ensuite, il faut le reconnaître: c’est peut-être une des rares formations à faire jouer la démocratie en interne avec une base arrière constituée de militants jeunes, cultivés. Pour les élections du parti, il n’y a jamais eu de signalement d’irrégularités. Enfin, le PJD travaille et il le montre. Il faut les voir au Parlement: studieux, rarement absents, préparant soigneusement leurs stratégies. Assumant leur rôle d’opposition comme ils l’ont fait ce mardi à la séance plénière pour la loi de Finances.Or, c’est cette image de «sérieux» qui fait défaut à d’autres partis, incapables de proposer véritablement des alternatives politiques, économiques et sociales. Et devant le vide laissé par ces formations en panne d’idées, les islamistes s’appuient régulièrement sur le référentiel religieux comme argument. Bien entendu, cela ne fait pas un programme politique si l’on veut mériter sa place au gouvernement. Cela ne donne pas non plus un blanc seing au PJD sur des prises de positions rétrogrades, lorsqu’il appelle au nihilisme culturel, lorsqu’il prône la fermeture, ou lorsqu’il tient des discours qui peuvent faire le lit de l’extrémisme. Et ce, même si c’est électoralement payant.Mohamed BENABID

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