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Par L'Economiste| Edition N°:2737 Le 18/03/2008 | Partager

Il faut complimenter le CDVM, sa patronne, Dounia Taarji, et le ministre de tutelle, Salah Eddine Mezouar pour avoir pris des sanctions et les avoir rendues publiques, dans l’affaire GSI (qui ira en Justice) et l’entrée en Bourse de la CGI. Ces opérations avaient, on s’en souvient, alimenté les rumeurs les plus folles. Rappelons qu’il y a trois semaines, le gouverneur de Bank Al-Maghrib avait réclamé que «les sanctions soient prises et que la publicité sur les coupables soit faite».En réalité, dans cette affaire, la publicité (au sens de rendre public) est plus importante que la sanction.Sa première vertu est de couper court aux racontars, en expliquant exactement de quoi il retourne au lieu de laisser la profession et, plus encore, les épargnants dans le doute, en proie aux rumeurs sur de soi-disant délits d’initiés ou d’hypothétiques manipulations de cours.A cela, s’ajoute une autre protection, celle des sociétés de Bourse qui n’ont pas fait de faute. En effet, si le public ne sait pas qui a commis l’erreur et comment, il imagine que toute la profession est sujette à caution. Ce qui est profondément injuste et nuit grandement à la réputation de la place.Enfin, il y a une autre vertu à la publicité d’une sanction: c’est son côté éducatif. C’est peut-être la plus importante de toutes les vertus de la publicité. Parce que chacun sait où et comment l’erreur a été commise, le niveau technique de l’ensemble de la profession s’élève. C’est un gain considérable. De nombreuses professions devraient reprendre l’exemple à leur compte.Au Maroc, la culture du consensus et du «pas de vague» est très forte. De là à tomber dans l’immobilisme, il n’y a qu’un pas, très vite franchi… Si vite franchi que, souvent, même les mots font peur. Il faut une bonne dose de courage pour aller à contre-courant de cette puissante et confortable force d’inertie. Rien que pour cela, le CDVM et sa tutelle méritent un coup de chapeau.Nadia SALAH

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