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L'Edito

Eau

Par L'Economiste| Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

UNE grande opération de transfert d’eau de région excédentaire vers une autre déficitaire se prépare. Si elle réussit, elle confirmera la réputation et les compétences du Maroc en matière de gestion et de planification de l’eau. Tout le monde ne le sait peut-être pas, mais le Maroc est considéré comme un des géants internationaux dans la maîtrise de cette ressource. Comme on ne sait pas non plus que dans ce domaine, technologiquement et stratégiquement, notre pays est comparable à l’Australie ou encore la Californie. Il est incontestable que cette notoriété mondiale des compétences nationales est avérée. Mais, au-delà de ces interventions d’urgence, il va falloir aussi restaurer et préserver les ressources existantes. L’enjeu est d’en faire des réserves stratégiques auxquelles on pourrait recourir en cas de sécheresse prolongée. On a commencé à recharger les nappes phréatiques, vidées par une surexploitation anarchique dans les secteurs industriel, agricole ou touristique. Aujourd’hui, il s’agit de généraliser cette opération pour en reconstituer le capital. La logique veut que le souci de la préservation de la ressource soit partagé par le plus grand nombre. De plus en plus de responsables sont convaincus que le Maroc gaspille cette denrée rare. Cette prise de conscience est considérée comme un pas en avant pour transformer en profondeur nos comportements et éviter d’hypothéquer l’avenir de nos enfants. Dans ce domaine, la solidarité qui s’exerçait à l’intérieur d’une région doit s’organiser entre générations. Il arrive à certains gros agriculteurs d’empêcher l’accès de la police de l’eau aux fermes pour procéder aux contrôles d’usage, quand ce ne sont pas les procès verbaux qui se perdent dans les méandres du système judiciaire. Ils oublient sans doute qu’ils seront les premières victimes si l’eau venait à manquer.Mohamed CHAOUI

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