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    L'Edito

    Dialogue

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5459 Le 22/02/2019 | Partager
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    Les chemins du retour vers la confiance pour le dialogue social sont longs et tortueux. L’appel à la grève de plusieurs centrales syndicales montre, sur ce registre, que les nerfs sont à fleur de peau.

    Il renvoie à une image de paralysie et d’immobilisme du paysage de régulation sociale. El Othmani n’arrive pas à trouver le bon dosage et ça se paye cher pour le climat général.

    Des soubassements constitutionnels explicites à un fonctionnement normal du dialogue social, consacré en tant que droit fondamental, existent. Ils leur manquent cependant la substance et surtout une appropriation.

    Du dialogue social, il ne subsiste finalement qu’un rite incantatoire de «rounds» sans issue, lorsque la rue ne s’en mêle pas pour récupérer les dénonciations.

    Il faut savoir rester lucide et réaliste. L’objectif n’est pas tellement de traiter les insuffisances structurelles. Il faudra pour cela un stimulant économique, ce qui manque cruellement dans la conjoncture actuelle. 

    Il est cependant possible d’attaquer de front des zones de vulnérabilité sociale qui aggravent un peu plus la crise: l’introuvable réforme du marché de l’emploi, le fiasco de la formation professionnelle, l’imprévisibilité des décisions judiciaires dans les conflits du travail, les collusions dangereuses syndico-partisanes.

    Sans oublier l’ambiance populiste post-truth qui fait des entreprises et des unités de production d’éternelles condamnées indépendamment des situations.

    Aussi autoflagorneurs soient-ils, les exercices politiques de «dressage de bilans» ne dissipent pas les inquiétudes. Ni n’occultent ce que disent, froidement, les chiffres de chômage ou ceux des classements de développement humain. Ils rendent surtout les réformes urgentes et incontournables.

     

     

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