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    L'Edito

    Destruction de valeur

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4979 Le 13/03/2017 | Partager
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    Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… le secteur privé appelle régulièrement l’Etat à apurer ses arriérés de paiement. Encore faut-il appliquer à soi-même les exigences d’exemplarité... Notre enquête met en lumière un phénomène jusque-là refoulé, celui du privé-mauvais payeur. Dans certains secteurs, les témoignages semblent converger  vers des pratiques de quasi-prédation économique où les gros poissons finissent toujours par manger les plus petits. Cette dérive n’est pas la règle, fort heureusement, car il existe des groupes honnêtes, soucieux de ne pas menacer la survie de leurs sous-traitants.  Beaucoup d’autres en revanche s’en soucient comme d’une guigne.

    Les recours judiciaires étant difficilement  envisageables dans le cas d’espèce, le créancier redoutant les représailles, cette dérive relance le débat sur la capacité d’autodiscipline de l’entreprise marocaine. Une propagation de «l’épidémie» pourrait induire des biais comportementaux catastrophiques. Les enjeux de la destruction de valeur ou sa création exigent une prise de hauteur.  La logique voudrait que les entreprises soient attendues sur la course à la taille,   la bataille pour l’export, l’investissement, l’innovation, voire l’ingénierie du financement.

    Pas sur les préoccupations bassement opérationnelles du recouvrement. Au moment où l’on tente de rendre l’entreprise responsable de tout,  dans une extension galvaudée et parfois fourre-tout de la RSE, comment ne pas s’interroger aujourd’hui sur les véritables attentes des opérateurs, celles qui interpellent sur la finalité et la conduite des transactions commerciales.  Plus que le déballage de beaux principes, entre «chartes» et «comités éthiques», dont certains se prévalent publiquement,  le premier niveau d’exigence doit porter sur le respect scrupuleux des engagements contractuels vis-à-vis des fournisseurs. C’est par ce premier acte que l’entreprise marocaine retrouvera du sens.

     

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