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    L'Edito

    Déraillements

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

    Le silence favorisera-t-il, ou pas, le travail pour fabriquer un gouvernement? Comment le savoir quand les mandatés et leurs amis s’ingénient depuis le premier jour à noyer l’information dans la non-information et les blagues… avec le but évident de tenir les citoyens le plus loin possible des affaires qui les concernent. Ceux-ci sont pourtant concernés au premier chef.
    Toujours pas  de gouvernement, quelques trois mois et demi après l’élection.
    Les optimistes diront que c’est le temps nécessaire pour que le PJD apprenne ou réapprenne les fondamentaux du patrimoine civilisationnel marocain, lequel construit sans cesse des équilibres et refuse les modes hégémoniques. Espérons que ces optimistes ont raison.
    En attendant, le pays souffre, dans son économie et encore plus dans le social.
    Il n’y avait ni politique sociale, ni politique économique sous l’ancien gouvernement. Juste, des îlots plus ou moins aboutis pour mettre l’agriculture, un peu l’industrie, un peu les finances publiques à l’abri du recul général.
    Aujourd’hui, on a bien compris que la course à la lenteur, pour ne pas former une équipe gouvernementale, est une manière de conserver un pouvoir ayant perdu de sa légitimité.
    Mais l’attente aggrave les difficultés.
    Des difficultés qui se concentrent sur les familles les plus fragiles. Il suffit de voir les petits ateliers qui tournent au ralenti attendant des clients maintenant improbables. Il faut compter les magasins fermés dénonçant le ralentissement de toute l’économie marocaine. Et encore plus poignant, il faut regarder les étals des marchands ambulants, des étals devenus si maigres…
    La disparition de la croissance n’est pas un chiffre: c’est surtout des milliers et des milliers  de destins qui ont déraillé, qui ont perdu leur route. Cela peut-il se pardonner?

     

     

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