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    L'Edito

    Déni

    Par L'Economiste| Edition N°:4688 Le 18/01/2016 | Partager

    Le haut-commissaire au plan se plaint des misères que le gouvernement fait à ses statisticiens pour leur fournir l’information économique et sociale. Ce déni d’information est récent.  Il n’y a là, probablement,  que de la négligence ou de l’incompétence, pas une volonté de cacher, ni une volonté de mentir.  Mais cela n’arrange nullement les affaires du Maroc.
    Les élus de la Nation aussi  portent la même plainte, sur le même sujet, et précisent qu’on leur joue un mauvais tour. Ils sont abreuvés de pourcentages, de taux, de progressions ou de régressions, mais ils n’ont que très peu de données en valeur absolue. Pourtant, impossible de se faire une vraie idée de la situation sans avoir, en même temps, le pourcentage et la valeur absolue: si votre richesse progresse de 100%, la réalité de votre situation sera bien différente selon  que vous aviez  10 DH ou 10.000 DH au départ. Même chose pour l’Etat.
    Depuis l’an 2000, de sa propre volonté ou contrainte par ses accords internationaux, Rabat a appris à diffuser des informations. Aujourd’hui, une loi de Finances arrive avec une petite dizaine d’autres documents, tous aussi intéressants les uns que les autres.
    Et pourtant, personne ne peut être parfaitement sûr que tout y est, dans les bonnes proportions comme dans les bonnes valeurs. Sinon comment expliquer que personne ne connaît le stock des dettes de l’Etat vis-à-vis des entreprises, alors que celles-ci tombent comme des mouches, victimes de chaînes de défaillances? Où sont enregistrées les garanties que l’Etat a données pour ses entreprises les moins solides?
    Le désastre de la Samir, la manière dont il a progressé masqué par les silences et les négligences,  devrait pourtant servir de leçon à tout le monde. Le déni d’information n’est pas une affaire anodine.

     

    Nadia SALAH

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