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L'Edito

Démons

Par L'Economiste| Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

Le problème des blés germés qui affecte une partie de la moisson remet sur l'agenda la politique céréalière.Quand on livre aux circuits subventionnés par l'Etat, normalement, il ne faut pas dépasser 3% de blé germé. Mais, dans quelques zones, la proportion est supérieure: 10, 15 jusqu'à 30%, disent des négociants et des agriculteurs. Le ministère de l'Agriculture ni n'infirme ni ne confirme: il est en réunion! Un jour peut-être le sens de la responsabilité citoyenne finira-t-il par germer chez les politiques et les fonctionnaires… On peut toujours espérer. En attendant, c'est le blé qui germe.Et les vieux démons sont de retour. Les circuits de l'Etat (qui ne concernent que 15% des récoltes) sont encore plus ou moins sous la coupe de notables locaux, lesquels sont souvent des élus (des coopératives, des conseils municipaux, des deux chambres du Parlement…) donc proches de l'un ou l'autre des partis au pouvoir. Il suffirait que les circuits encadrés par l'Etat achètent ce blé germé au prix garanti… La solution du blé germé est là, si tentante: il suffirait de se tromper d'un petit zéro, de passer de 3 à 30% et c'est terminé, il n'y aura plus de problème du blé germé, soit on le jettera (tant pis pour les finances publiques!), soit on obligera les minotiers à l'acheter. Cela s'est fait si souvent dans le passé, avec toutes sortes de problèmes, y compris des problèmes phytosanitaires graves. Les consommateurs comprenaient qu'il y avait quelque chose d'anormal, mais qui s'inquiétait de ce qu'ils pensaient? La demi-libéralisation des années 90 leur a rendu un peu de pouvoir: ils peuvent s'approvisionner selon des marques de farines ou des qualités de céréales. Ils choisissent donc les bonnes productions… qu'ils payent d'autant plus cher que le marché marocain est prisonnier. En fait, dans ce système, ce n'est pas améliorer la production qui compte, mais être bien placé ou avoir des amis qui le sont, pour écouler n'importe quoi. Et l'on appellera cela la “politique sociale”.Nadia SALAH

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