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    L'Edito

    Démocratie

    Par L'Economiste| Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager

    La politique a atteint son degré zéro à Casablanca. Depuis quelques semaines, l’on assiste en effet à un feuilleton tragi-comique au niveau des sessions de la mairie.
    On pourrait évidemment se contenter d’en sourire, considérant que la chronique des péripéties d’une poignée d’élus vociférants relève davantage de la farce que des impératifs de la gestion locale. Voire se réjouir du fait que les compromis politiques soient «âprement» discutés. Après tout, ce casting, personne ne l’a voté «à l’insu de son plein gré». La métropole hérite des représentants qu’elle s’est choisie et des fragiles alliances politiques qui en découlent. Maintenant il se trouve que pour beaucoup d’entre eux, ces représentants s’apparentent à une bande de pyromanes qui mettent en avant leurs intérêts personnels. Une découverte?
    Pas vraiment, mais cela ne contribuera pas à améliorer le moral de l’après-20 février, ni à redorer le blason de notre classe politique. Au-delà, le psychodrame de Casa est aussi une crise de la démocratie, que cette ambiance contribue à ensauvager pour en faire un très mauvais spectacle qui s’exporte à coup de menaces d’agressions verbale et physique. Peu importe si la capitale économique connaît une situation chaotique, est interpellée sur sa politique urbaine, ses attentes de projets structurants, est victime des chantages immobiliers et des lobbys en tous genres.
    Beaucoup de citoyens expriment leur lassitude devant cet enlisement qui empêche aujourd’hui la ville d’être gouvernable. Ce n’est sans doute pas le message que l’opinion, encline à vilipender les élites politiques, souhaite entendre en ce moment, mais c’est ainsi. Certains élus seraient même prêts à argumenter à coup de gourdins, voire de couteaux.
    Que le ministère de l’Intérieur intervienne au moins pour réintroduire les règles minima de sécurité. Et tant pis pour la démocratie.

    Mohamed BENABID

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